Évoquant l’inaliénabilité de le souveraineté, Rousseau proclame : « …si l’opposition des intérêts particuliers a rendu nécessaire l’établissement des sociétés, c’est l’accord de ces mêmes intérêts qui l’a rendu possible ».
C’est donc la souveraineté de l’intérêt général sur la gouvernance des affaires qui rend possible le nécessaire : le commun vivre, le lien national. Ainsi, aucune volonté, j’allais dire aucun intérêt, ni du pouvoir exécutif, ni du législatif ou judiciaire, ne peut abroger la volonté du peuple exprimée par le vote.
En votant Sonko-Diomaye, il a voté sa volonté contenue dans le projet proposé. C’est aussi limpide que celà. C’est sur la base de cette volonté que le Senegal doit être gouverné.
Maintenant, la marche vers la réalisation de ce but se caractérise par une diffraction dans le lead politique. Des actes opposés mais combinés animent le respir institutionnel, mais celà est un épiphénomène. Ce qui unit les seuls maîtres du jeu, Diomaye - Sonko, est plus prégnant, plus solide et fondamental que ce qui les oppose.
La question qui se pose est celle de la volonté du peuple, suprême souverain, incarnée le président du Pastef Ousmane Sonko. Si ce dernier a transféré le pouvoir à Diomaye Faye élu, il ne saurait, ni aurait les moyens de lui céder cette volonté. Car, « le pouvoir peut bien se transmettre, mais non pas la volonté ». Toute la difficulté du moment politique est là .
Toutes ces paroles verbales : les conciliabules d’experts, les inventaires jactancieux et tâtonnements savants, n’engagent que leurs auteurs, pour n’être que des improvisations opportunistes.
Il n’y a rien de nouveau sous le tapis du Senegal, sinon une jeunesse plus consciente donc plus exigeante.
Aussi, l’espoir est permis de passer, bientôt, du politique au cosmopolitique.
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Kaw Oumar Sarr