INTERPELLATION OFFICIELLE AU PREMIER MINISTRE OUSMANE SONKO
Objet : Proposition d’anticipation et deprévention des conflits sociaux liés aux politiques de rupture Il existe un adage bien connu qui dit :« Gouverner, c’est prévoir. »

post Les récentes crises, notamment la crise estudiantine, ainsi que certaines pratiques de déguerpissement opérées par la force dans plusieurs localités, montrent que les politiques publiques, même lorsqu’elles sont fondées sur des intentions de réforme et de rupture, peuventprovoquer des tensions sociales lorsqu’elles ne sont pas suffisamment préparées en amont auprès des populations concernées. Ces situations heurtent profondément denombreuses âmes sensibles éprises de justice sociale et de paix civile, et créent un fossé regrettable entre l’autorité publique et les citoyens qu’elle est censée protéger. Conscient de ces risques, j’avais, bienavant la survenue de ces crises, anticipé de telles difficultés et proposé unprojet intitulé : Agence de Préparation à l’Introduction Progressive des Projets de Rupture Gouvernement aux (APIPPRG). Ce projet a été officiellement déposé sur la table du Premier ministre ainsi qu’auprès de certains ministres, avec pour objectif principal de prévenir les conflits susceptibles de naître entre le pouvoir exécutif et les populations lors de la mise en œuvre de réformes majeures. L’APIPPRG vise notamment à :- préparer psychologiquement et socialement les populations aux changements induits par les politiques publiques,- réduire les incompréhensions et les résistances liées aux réformes,- instaurer un climat de confiance et dedialogue entre l’État et les citoyens,- accompagner les couches vulnérables faceaux transformations économiques et sociales. Par la présente, j’interpelle respectueusement Monsieur le Premier ministre afin qu’il veuille bien considérer cette proposition que je juge pertinente et adaptée au contexte actuel. Il ne s’agit pas de freiner la politique de rupture, mais de lui donner une pédagogie sociale, afin d’éviter que ce qui estcensé guérir la nation ne soit perçu comme un remède trop brutal. Car une réforme non expliquée devient une contrainte,et une contrainte mal comprise devient unecrise. Je demeure convaincu que cette agence pourrait aider le Gouvernement à faire accepter, de manière progressive etpacifique, les mesures difficiles mais nécessaires, surtout auprès des populations les plus vulnérables. Je reste disponible pour toute rencontre ou échange permettant d’approfondir cette proposition dans l’intérêt supérieur dela Nation.

post

Fait à Thiès, le 10 février 2026 Signé Serigne Gaye NdiéguèneCoordonnateur MODDAP ThièsContact : 77 404 47 20

Le partage de l'info