Invité d’honneur du SATUC à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, le Pr. Salif Gaye a livré, à l’occasion du 1er mai 2026, un message axé sur la reconnaissance du travail, la promotion du mérite et l’implication des acteurs sociaux dans les réformes en cours.
La section de l’Université Iba Der Thiam de Thiès du Syndicat Autonome des Travailleurs des Universités et des Centres universitaires (SATUC) a célébré, ce vendredi 1er mai 2026, la fête du travail dans un esprit de réflexion et d’engagement. L’événement a été marqué par la présence du Professeur Salif Gaye, choisi comme invité d’honneur en raison de son parcours jugé emblématique par les responsables syndicaux.
Dans son allocution, le Pr. Salif Gaye a mis en avant la valeur du travail, de la persévérance et de la confiance en soi, estimant que « le parcours d’un travailleur, même parti de la base, peut mener aux plus hautes responsabilités ». S’adressant particulièrement aux personnels administratifs, techniques et de service (PATS), il a souligné que leur position ne devait pas être perçue comme une limite, mais comme « le point de départ d’une trajectoire exceptionnelle ».
Dans un ton sobre, il a également rappelé le rôle central des personnels administratifs, techniques et de service dans le fonctionnement des universités. « Sans vous, aucune université ne peut fonctionner efficacement », a-t-il déclaré, plaidant pour une meilleure valorisation des ressources humaines au sein des institutions d’enseignement supérieur.
Au-delà de la dimension symbolique de la célébration, les échanges ont porté sur des enjeux d’actualité. Intervenant lors de la conférence plénière organisée en marge de la cérémonie, le Pr. Salif Gaye s’est exprimé sur les projets de réforme du Code du travail et du Code de la sécurité sociale adoptés en Conseil des ministres le 15 avril 2026.
Il a notamment insisté sur le fait que ces textes, encore en phase d’examen, offrent une marge d’amélioration. Il a ainsi appelé les organisations syndicales à s’impliquer activement dans le processus législatif. « Il est essentiel que les partenaires sociaux se saisissent de ces projets afin de formuler des propositions constructives », a-t-il indiqué, évoquant la nécessité de produire des contributions techniques à l’attention des députés, notamment ceux de la Commission des lois.
Selon lui, une telle démarche contribuerait à renforcer la prise en compte des intérêts des travailleurs et à améliorer la qualité des réformes en cours.
Par ailleurs, en sa qualité de militant du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES), le Pr. Salif Gaye a également pris part à la cérémonie organisée par les coordinations SAES de Thiès et Bambey. Il y a abordé la question du positionnement du Sénégal au sein du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).
S’il reconnaît la rigueur des critères en vigueur, il estime que le CAMES constitue un cadre structurant, fondé sur des règles claires et un principe d’évaluation croisée entre pays. Il a ainsi plaidé pour le maintien du Sénégal dans cet espace, tout en appelant à des propositions d’amélioration concertées du guide d’évaluation, en collaboration avec les syndicats d’enseignants-chercheurs des autres pays membres.
Au terme de cette journée, marquée par des échanges riches, les organisateurs ont salué la qualité des interventions et la pertinence des débats. La célébration du 1er mai à Thiès aura ainsi permis de mettre en lumière les attentes des travailleurs, tout en ouvrant des perspectives de réflexion sur les évolutions nécessaires du système universitaire sénégalais.
Invité d’honneur du SATUC à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, le Pr. Salif Gaye
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Kaw Oumar Sarr