Le Sénégal traverse une période particulièrement préoccupante. Notre pays s'enfonce dans des difficultés économiques et sociales dont les conséquences se font durement ressentir dans le quotidien des populations.

post Les médecins sont en grève, les syndicats menacent de paralyser plusieurs secteurs, les paysans s'inquiètent de leur avenir, les chefs de ménage suffoquent sous le poids de la cherté de la vie et le secteur privé, étranglé par les retards de paiement de l'État, peine à survivre. Les partenaires techniques et financiers s'interrogent, tandis que les incertitudes géopolitiques et la flambée des prix de l'énergie assombrissent davantage les perspectives.

Le Sénégal est aujourd'hui comme encerclé par un cercle de feu.

Et pendant que le peuple s'inquiète pour son présent et l'avenir de ses enfants, que font ceux qui nous gouvernent ? Ils s'affrontent par conférences de presse interposées, se répondent, se défient et semblent davantage préoccupés par leurs divergences que par la détresse des Sénégalais.

Le bras de fer autour de la Loi de finances rectificative entre l'Exécutif et la majorité parlementaire en est une illustration particulièrement préoccupante.

Diomaye et Sonko doivent s'oublier un instant pour penser au Sénégal et aux Sénégalais !

Le pays n'a pas besoin de querelles de leadership. Il a besoin de solutions, de vision, de courage et surtout de responsabilité.

Les avertissements étaient pourtant là !

Le président Amadou Ba avait alerté sur la nécessité de placer l'économie au cœur de toute action gouvernementale, quelle que soit la personnalité appelée à diriger le pays.

Son expérience de l'État et sa connaissance des réalités économiques lui avaient permis de mesurer l'ampleur des défis qui attendaient le prochain pouvoir.

Malheureusement, ces alertes n'ont pas été suffisamment prises en compte. Aujourd'hui, la réalité nous rattrape.

Comme le dit si justement l'adage wolof : « Magou waxoon na ko moo gën magou xamoon na ko. »

Mieux vaut celui qui avait prévenu que celui qui prétendait savoir.

Les slogans ne nourrissent pas les familles. Les discours ne paient pas les factures. Les promesses ne sauvent pas les entreprises. Gouverner exige de l'expérience, de l'anticipation et une véritable maîtrise des dossiers de l'État.

PASTEF et KIRAY sont désormais à l'épreuve de leurs responsabilités. Les Sénégalais attendaient une rupture porteuse d'espoir. Ils constatent aujourd'hui une accumulation d'incertitudes et de tensions. Le temps des slogans est terminé. Celui du bilan a commencé.

L'opposition doit se réveiller : le moment Amadou Ba !

Face à cette situation, l'opposition sénégalaise doit comprendre que le temps de la dispersion est révolu.

Nous ne pouvons pas continuer à évoluer en ordre dispersé, chacun dans son couloir, pendant que le pays traverse une crise aussi préoccupante.

Il est temps de dépasser les ambitions individuelles, les querelles de chapelles et les calculs personnels pour construire une grande coalition politique, démocratique et citoyenne, capable de proposer une véritable alternative au peuple sénégalais.

Et cette dynamique doit pouvoir se construire autour d'Amadou Ba.

Son parcours au sommet de l'administration publique, son expérience gouvernementale, sa connaissance des mécanismes économiques et financiers de l'État et son expérience de Premier ministre constituent des atouts qui méritent d'être mis au service du rassemblement.

Il ne s'agit pas de faire de cette démarche une affaire de personne, encore moins d'imposer une ambition individuelle aux autres forces politiques. Il s'agit de reconnaître qu'en période de grandes incertitudes, l'expérience, la compétence et la capacité à fédérer sont des ressources politiques précieuses.

Amadou Ba peut être le point de convergence d'une opposition qui décide enfin de regarder dans la même direction.

Cette coalition doit s'ouvrir aux partis politiques, aux mouvements citoyens, aux forces sociales et à toutes les personnalités attachées à la démocratie, à la stabilité et au développement du Sénégal.

Elle doit surtout se donner un programme alternatif crédible : redressement des finances publiques, règlement de la dette intérieure, relance du secteur privé, protection du pouvoir d'achat, soutien aux agriculteurs, restauration des services publics et création d'emplois pour notre jeunesse.

L'heure n'est plus à savoir qui sera le premier dans l'opposition. L'heure est de savoir comment remettre le Sénégal sur les rails !

Le peuple observe, l'histoire jugera !

Les Sénégalais ne sont pas dupes. Ils observent, analysent et comparent les promesses aux réalités quotidiennes. Ils savent que leur avenir ne peut être sacrifié sur l'autel des rivalités politiques.

« Sonko moye Diomaye, Diomaye moye Sonko. »

Il est temps que le pouvoir change de camp, dans le respect des institutions, des règles démocratiques et de la volonté populaire.

Mais ce changement ne se décrète pas. Il se prépare par le rassemblement, la mobilisation, la crédibilité et la construction d'un véritable projet alternatif.

À Nouvelle Responsabilité, nous devons prendre toute notre place dans cette dynamique historique.

Notre responsabilité est de contribuer à bâtir une opposition unie, forte, républicaine et porteuse d'espoir, capable de se tenir aux côtés des Sénégalais et de préparer une nouvelle perspective pour notre pays.

Le Sénégal est plus grand que nos ambitions personnelles. Il est plus grand que nos partis et nos querelles.

Pendant que le peuple souffre, l'opposition n'a plus le droit de se diviser.

Le temps du rassemblement a sonné. Le temps de la responsabilité a sonné. Le temps de l'alternative a sonné.

Ensemble, autour d'une ambition commune et d'un leadership capable de fédérer, remettons le Sénégal sur la voie de l'espoir !

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SÉNÉGAL MON PAYS : LE PEUPLE SOUFFRE, LE POUVOIR SE DÉCHIRE, L'OPPOSITION DOIT SE RASSEMBLER !
Par Assane sow du parti Nouvelle Responsabilité
Président de RAFETAL

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