exigent un audit et dénoncent la mauvaise gestion de leur département

post Bakel, Sénégal – Dans une déclaration percutante, M. Mamadou Yaffah, président des personnes handicapées du département de Bakel, a dénoncé la gestion jugée désastreuse de la Direction de la Promotion et de la Protection des Personnes Handicapées. Selon lui, cette situation met en lumière les défis persistants auxquels sont confrontés près de trois millions de Sénégalais vivant avec un handicap.

Malgré l'existence de plus de 300 associations et 27 fédérations censées représenter et défendre les droits des personnes handicapées, M. Yaffah affirme que seulement 70 000 de ces individus bénéficient de la carte d’égalité des chances, un document qui est censé faciliter leur accès aux services sociaux et économiques. Il déplore une marginilisation persistante et un manque d'efficacité des structures qui devraient les soutenir. "Le travail réalisé reste insignifiant par rapport aux besoins pressants. Les personnes handicapées continuent d’être marginalisées," a-t-il déclaré.

Face à cette situation alarmante, M. Yaffah appelle le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, à diligenter un audit approfondi de la Direction de la Promotion et de la Protection des Personnes Handicapées. Il accuse cette institution de manquer de transparence et de se livrer à des manipulations compromettant ainsi sa mission essentielle.

La Direction, dirigée par M. Mamadou Lamine Faty, est censée promouvoir et protéger les droits des personnes handicapées. Cependant, la section départementale de la Convergence nationale pour la promotion des personnes handicapées (CNPHS) à Bakel critique fortement la direction de l'action sociale, arguant qu'elle privilégie une fédération nationale sans légitimité. "Cette fédération confère exclusivement aux habitants de Dakar le pouvoir de diriger les trois postes clés, ce qui est totalement inacceptable," souligne M. Yaffah.

Les revendications des personnes handicapées sont claires :

1. Un audit complet du département en charge de leur promotion et protection ;
2. Une réforme pour une gestion plus efficace et une véritable prise en compte de leurs besoins ;
3. Des actions concrètes pour lutter contre la marginalisation qu’elles subissent au quotidien.

Dans le cadre de cette lutte pour la reconnaissance de leurs droits, les personnes handicapées demandent également une transparence accrue dans la gestion des fonds alloués à leurs organisations. L'opacité entourant les subventions étatiques soulève des préoccupations quant à l'efficacité des actions entreprises. "Nous ne disposons pas d'informations claires sur les subventions accordées par l'État à nos différentes organisations. Cette opacité nuit à notre cause," affirme M. Yaffah.

Il est impératif de rassembler tous les acteurs concernés lors d'assises dédiées, afin de définir une stratégie innovante et de mettre en place des mécanismes clairs de suivi et d'évaluation. Les personnes handicapées souhaitent que leurs voix soient entendues et que leurs besoins soient réellement pris en compte dans les décisions qui les touchent.

Alors que les inégalités persistent au Sénégal, il est plus que jamais crucial d'agir pour garantir une gestion équitable et transparente des ressources destinées aux personnes vivant avec un handicap. Ensemble, œuvrons pour un avenir où chaque voix compte et chaque individu a sa place dans notre société.

post

Cette mobilisation montre une profonde frustration face à une situation qui semble perdurer malgré les dispositifs existants.

Le partage de l'info