À l’approche de la fin d’année, Alioune Tine, figure emblématique de la défense des droits humains au Sénégal, adresse un message poignant axé sur la nécessité de renforcer l’indépendance et le respect des droits fondamentaux dans le système judiciaire sénégalais.
Leader de l’Afrikajom Center, ancien président de la Rencontre africaine des Droits de l’Homme (Raddho), il souligne que pour assurer une véritable justice, le pays doit créer les conditions propices à une justice crédible, transparente et conforme aux obligations internationales.
Dans ses déclarations, Alioune Tine déplore la gestion de plusieurs dossiers judiciaires qui, selon lui, illustrent des défaillances systémiques. Il cite notamment le cas de Pape Malick Ndour, qui, après plusieurs accusations, se retrouve sous bracelet électronique, privé de la liberté d’expression et sans que les raisons de son emprisonnement soient clairement établies. « C’est le respect de la présomption d’innocence qui consacre le principe de la liberté sur la détention », affirme-t-il, insistant sur l’importance de garantir les droits fondamentaux et le respect des procédures judiciaires.
Le militant évoque également d’autres affaires qui soulèvent des questions quant à l’indépendance du judiciaire. Il mentionne le cas de Badara Gadiaga, dont la parole est muselée, alors que son dossier est vide, ainsi que celui de Farba Ngom et Mabinetou Diaby, dont l’état de santé ne semble pas compatible avec la détention. Enfin, il évoque l’affaire controversée de l’Aser, dont la gestion suscite des interrogations.
Alioune Tine insiste sur la nécessité pour le Sénégal de faire de la justice un pilier de la démocratie, en respectant ses engagements internationaux en matière de droits humains. Son message, à la fois critique et porteur d’espoir, invite à une réflexion profonde sur la gouvernance judiciaire et la protection des droits fondamentaux, afin que 2026 soit une année de progrès et de justice pour tous.
M. Alioune Tine
fondateur du Think-Thank Afrikajom Center
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Kaw Oumar Sarr