« Nous attendons plus de 500 tonnes de pommes de terre dans la zone horticole de Khombole. »
Le chef de l'exécutif régional Oumar Mamadou Baldé, s'est déplacé dans le département de Thiès ce samedi 02 mars 2024.
À son arrivée, une foule nombreuse, dont le maire de la commune de Ndiéyénne Sirah Serigne Fallou Fall et des opérateurs économiques, l'ont chaleureusement accueilli. Pendant son séjour dans cette zone, le gouverneur a officiellement visité les périmètres agricoles des bassins piscicoles. Dans son discours, il souligne d'abord : « Je me réjouis pleinement de l'organisation de cette première tournée économique du gouverneur de Thiès. » Qui a ciblé la zone de Khombole et toutes les communes environnantes. En ce matin, nous étions venus à la rencontre des producteurs horticoles. Car comme nous le voyons depuis un certain temps, le front horticole se déplace vers la zone de Khombole. Et nous avons pu visiter un certain nombre de périmètres. Qui aujourd'hui nous ont remplis de plaisir. D'abord la première exploitation de pommes de terre sur 25 hectares. Et en phase de récolte, comme nous l'avons constaté. Avec une vingtaine de tonnes à l'hectare Ce qui nous permet aujourd'hui de sortir de cette ferme 500 tonnes de pommes de terre à l'issue de cette saison. Nous avons poursuivi pour voir une autre exploitation d'oignon. Là aussi, c'est un énorme plaisir. Puisque sur les 10 hectares qui produisent pratiquement 15 tonnes à l'hectare, le promoteur est à 150 tonnes de production. À côté de ça, nous avons pu visiter. Le bassin piscicole, quatre bassins en tout. D'une très grande envergure, nous avons pu constater que les poissons sont arrivés à maturité. Donc, dès demain ou la semaine prochaine, ils peuvent déjà être mis sur le marché au profit de nos populations, a-t-il expliqué. Il a ensuite visité les fermes, il a été impressionné de la qualité du travail effectué par les éleveurs de la zone. Il souligne « la partie élevage de cette exploitation avec presque 70 sujets tous importés ». De grandes productions laitières, mais également, on a constaté que les vaches sont en train de se reproduire au fur et à mesure. Donc globalement, à travers cette ferme. Aujourd'hui, l'administration régionale a rendu visite au secteur agricole, plus particulièrement au secteur horticole. C'est le lieu d'abord de féliciter le promoteur de cette ferme que nous avons visitée aujourd'hui. Et en l'occurrence, il s'agit d'un Mamadou Thiaw originaire de la zone. Qui s'est investi pour le développement de ces populations et qui s'est investi pour le développement de sa communauté, je pense qu'il mérite les félicitations de la nation de manière globale à travers le gouverneur de région, a-t-il dit. Le gouverneur Baldé n'a pas manqué de manifester son contentement suite aux emplois crées en ces termes. « J'étais plus particulièrement marqué par le nombre d'emplois créés et que nous avons constaté sur place ». D'abord, pour la première ferme qui nous permet aujourd'hui de faire la récolte de la pomme de terre, nous sommes à 120 emplois. Sur les 120, les femmes occupaient 80. Et les jeunes occupent les 40 pour la ferme, disons l'exploitation qui fait l'oignon. Nous sommes à 50 emplois. Dont 40 femmes et 10 jeunes, parmi lesquels des techniciens sortis des écoles de formation. C'est pareil au niveau en tout cas de la ferme piscicole, avec à peu près une quarantaine d'employés pour les quatre bassins. « Vous voyez que de manière globale, vraiment, c'est au moins autour de 250 emplois que cette ferme a créés au niveau de la population jeune et au niveau des femmes en termes d'emploi, vraiment, nous devons encore une fois féliciter le promoteur », a-t-il évoqué. M. Baldé s'est aussi dit fier de constater que ce sont des investissements individuels qui ont donné un résultat positif dans le secteur agricole et horticole. Il a aussi salué le promoteur qui a aussi construit un poste de santé de dernière génération qu'il a offert aux populations. Donc, au moment de l'offrir comme un exemple pour le reste de la région et pour le reste du pays, je voudrais également lancer un appel. Véritablement à ceux qui doivent prendre les décisions. Au niveau de la région de Thiès, l'un de nos besoins les plus importants, c'est la réalisation de chambres froides, mais également de magasins de stockage.Il se dit l'avocat qui va plaider ces urgences devant les autorités compétentes : « Je suis le délégué de l'État ici. Je vais rendre compte au ministre de l'Agriculture à monsieur le Premier ministre et au besoins à la Haute Autorité pour plaider l'installation de chambres froides qui vont soulager les producteurs et qui vont éviter les pertes que nous connaissons. Je me battrai aussi pour plaider la construction de magasins de stockage, mais également nous devons nous battre pour accompagner ces propriétaires de ferme en termes d’intrants, et ça, nous le verrons avec la direction de l'horticulture. Donc globalement, vraiment ce que les producteurs m'ont fait savoir et que je devrais remonter à monsieur le ministre de l'Agriculture et de l'équipement rural. C'est l'impératif de construire et de réaliser d'abord des magasins de stockage des chambres froides. De telle manière qu'après les récoltes, c'est 500 tonnes, nous prenons même le risque, si on ne les stocke pas très vite, d'en perdre une partie, donc c'est l'urgence. À l'heure actuelle, je suis sensible à cette urgence et je partagerai cette urgence avec Monsieur le Ministre de l'Agriculture et de l'équipement rural qu'il nous faut aller vers l'accompagnement des initiatives individuelles. Combien de milliards nous mettons dans ces projets à caractère communautaire ou collectif ? Quel résultat nous avons ? C'est la question qui mérite d'être posée. Une politique depuis 1960 qui consiste à faire suivre projet après projet milliards après milliards sans aucun résultat. Il nous faut nous interroger. Et en tant que gouverneur de région ? Responsable du développement économique et social de cette circonscription. Moi, je milite pour l'accompagnement des initiatives individuelles. Qui sont déjà des modèles de réussite, mais également qui créent de l'emploi, et c'est ça le vœu de l'État. Que les producteurs, en tout cas individuels en termes de réalisation agricole, ils auront notre soutien parce qu'on a vu ce que cela produit comme résultat d'abord : les fermes sont extrêmement bien gérées. Parce que c'est une initiative individuelle, il ne va pas y mettre son argent et le laisser véritablement aller à la dérive. Deuxièmement, les emplois sont créés. Troisièmement, nous fixons notre jeunesse au niveau de nos terroirs, donc je milite vraiment de manière assumée pour ce qu'il y ait une réorientation des ressources que l'État cherche et trouve. Elles n'ont qu'à être orientés vers les investisseurs individuels, vers les promoteurs individuels et encore une fois, analyser et évaluer ce que nous faisons dans le communautaire, a-t-il conclu.
Troisièmement, nous fixons notre jeunesse au niveau de nos terroirs, donc je milite vraiment de manière assumée pour ce qu'il y ait une réorientation des ressources que l'État cherche et trouve.
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Kaw Oumar Sarr