La question de l’existence réelle du Conseil départemental de Thiès revient avec insistance dans les débats publics.

post Depuis l’élection de Siré Dia à la tête de l’institution, les populations constatent une absence remarquée de leur Conseil dans les grandes activités du département.
Inaugurations, cérémonies religieuses, journées nationales de l’arbre ou encore portes ouvertes des services déconcentrés de l’État : autant d’événements où la présence du Conseil départemental s’est révélée quasi inexistante. Pendant ce temps, les communes multiplient les initiatives dans les domaines de l’éducation, de la santé et du développement communautaire, laissant l’impression que l’institution départementale est « aux abonnés absents ». Les acteurs sociaux, femmes de développement, associations de jeunes, structures communautaires dénoncent un manque de soutien et de représentation. Le chef de l’exécutif régional, Saër Ndao, n’a pas manqué de relever cette carence lors d’un CRD : « Ce que nous déplorons par rapport aux collectivités territoriales, c’est l’absence du Conseil départemental de Thiès aux différentes réunions qui se tiennent à la gouvernance et aux autres rencontres concernant la communauté. »
Cette situation rappelle aux Thiessois les années où Idrissa Seck déléguait son mandat de maire et de président du Conseil départemental (2009‑2014). Beaucoup craignent que l’histoire ne se répète, alors que le département regorge de ressources stratégiques : pétrole, gaz, pêche à Cayar, et autres opportunités économiques.
À l’approche des prochaines élections locales, la question demeure : faut‑il continuer à élire des responsables qui peinent à incarner leur légitimité populaire ? Les populations, qui avaient juré en 2022 de ne plus confier leurs collectivités à des dirigeants absents, semblent aujourd’hui face à un dilemme.

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Idrissa Seck déléguait son mandat de maire et de président du Conseil départemental (2002‑2014/ 2014-2022).

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