Thiès, novembre 2025 la ville de Thiès est confrontée depuis plusieurs semaines à une série inquiétante d’agressions, de vols à main armée et de trafics illicites qui menacent la sécurité des populations.
Face à cette recrudescence de la violence, le commissariat central de Thiès a lancé une opération renforcée, déployant check-points et rondes dans les quartiers, notamment dans les zones reculées où les actes de violence sont devenus monnaie courante. Selon nos sources, cette intensification des mesures intervient après une montée spectaculaire des vols de véhicules et de bétails, ainsi que des attaques armées qui causent la panique parmi les citoyens. Le commandement territorial a mis en œuvre toutes les stratégies pour contrer ces malfaiteurs, notamment par des filatures qui ont permis l’arrestation de plusieurs suspects, y compris un des plus grands voleurs de voitures opérant dans la région, en association avec un petit réseau local. De plus, les forces de l’ordre sont activement engagées dans la lutte contre le trafic de drogue, saisissant des quantités importantes de crack, de chanvre indien ou encore de souche. Chaque soir, des rondes sont organisées en collaboration avec le Groupement Mobile d’Intervention (GMI) dans la ville et ses quartiers périphériques, dans le but d’intimider et de dissuader les malfaiteurs. Cependant, un constat amer demeure : malgré ces efforts, les moyens logistiques des forces de sécurité restent faibles face à la montée de la violence. Les policiers et gendarmes, souvent engagés dans des opérations coûteuses en énergie et en ressources, peinent à assurer une présence sur tous les fronts. La nécessité d’un renforcement en équipements et véhicules est devenue cruciale pour garantir la sécurité des citoyens. Un ancien homme de tenue, resté anonyme, a évoqué la situation des pièces d’Etat civil, souvent victimes de fraudes, et a souligné la contribution significative du directeur de l’automatisation du fichier, le Commissaire de Police Ibrahima Dieng, pour démanteler les réseaux de faussaires. Selon lui, une solution durable pourrait résider dans la mise en place de greffiers dans les mairies comme officiers d’Etat civil, pour limiter les risques de fraude et renforcer la vérification des pièces d’identité. Il a également insisté sur la nécessité que la Direction de l’automatisation du fichier dote chaque commissariat d’un centre de traitement dédié à l’obtention de pièces d’identité authentiques. Certains jeunes et enfants quittent même leurs villages dès 4 heures du matin pour faire la queue au commissariat central de Thiès, soulignant ainsi l’urgence d’améliorer ces services. En dépit de ces difficultés logistiques, la police continue de faire preuve de détermination. « Nos forces mobilisées, malgré des moyens limités, parviennent à contrôler la ville », témoigne cet ancien agent, saluant le travail des autorités en ce sens.
Selon lui, une solution durable pourrait résider dans la mise en place de greffiers dans les mairies comme officiers d’Etat civil, pour limiter les risques de fraude et renforcer la vérification...
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Kaw Oumar Sarr