Ce dimanche 28 avril 2024 a été un moment fort pour l'association Les Bons Cœurs qui avait organisé un week-end culturel pour faire un saut au cœur de lazaret, un quartier qui abrite l'école primaire Mamadou Diaw ex-Château d'eau.
Selon la présidente, Mme Marie-Jeanne Guèye, « cette association a été mise en place pour regrouper les anciens élèves de l'école Château d'eau. Nous avons beaucoup fait avec les différents Présidents qui ont tous contribué à l'amélioration du cadre de vie de l'école. Mais aujourd'hui, nous avons un projet de cantine scolaire avec un modèle européen pour ainsi contribuer à l'éducation de nos enfants ».
Coly Marone a fait un peu l'historique du puits de lazaret dont l’eau ne contient pas de calcaire et a des aspects curatifs, selon certaines sources. « C'est en 1930 qu'il y a eu l'épidémie de la peste à Thiès et le quartier lazaret était pratiquement le réceptacle des personnes infectées ». C'est pour ça que si tu creuses souvent, tu trouves des ossements humains parce qu'on enterrait les morts sur place ».
Et de poursuivre : « Pour le puits, il soigne beaucoup de maladies. Son eau est bénite. À l'époque, il y en avait trois à Thiès : Lazarets, Jung et Takhikao à hauteur du premier pont. Ici, c'était pratiquement une brousse : il n'y avait que l'hôpital et les blocs administratifs. C'est vers les années 1950, après l'épidémie, que les gens ont commencé à habiter ici. Il y a eu, après 1952, le quartier Grand-Thiès, puis Randoulène et les autres quartiers environnants. Mais aujourd'hui, je vais rendre un hommage à la défunte Marie Thérèse Mendy qui a lutté pour la conservation du puits. C'était difficile, mais elle y avait mis sa vie pour que les bienfaits de ce puits puissent servir à toutes les communautés ».
M. Marone rappelle qu’« à un moment donné, les gens l'avaient même enterré ; c'est grâce à M. Dame Guèye et sa famille que le puits a été réhabilité ».
Mme Ursule Joséphine Guèye lui emboite le pas en lançant un appel aux mécènes pour que le puits soit motorisé avec des panneaux solaires. « Parce que les populations se servent de cette eau en grande quantité et même les daaras coraniques ».
Mais aujourd'hui, je vais rendre un hommage à la défunte Marie Thérèse Mendy qui a lutté pour la conservation du puits.
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Kaw Oumar Sarr