IL INVITE LES ORGANISATIONS POLITIQUES AU POUVOIR À REVENIR SUR LES FONDAMENTAUX QUI GUIDENT LEUR ENGAGEMENT POUR L’ÉMERGENCE D’UN SÉNÉGAL NOUVEAU, RAYONNANT ET PROSPÈRE.
LA LIGNE DE RETOUR PASSERA INEXORABLEMENT PAR LA CONVOCATION D'UN COLLOQUE ENTRE LES PARTIES PRENANTES, EN PLUSIEURS ÉTAPES.
THIÈS, LE 8 DÉCEMBRE 2025.
Plus qu’un conflit institutionnel ou une stratégie populiste, les conséquences du bicéphalisme installé au Sénégal depuis le 24 Mars 2024, sont devenues menaçantes pour la stabilité du pays. Sans organisation politique véritable pour leader l’élan spontané du peuple debout et mobilisé, le spectre des événements de 1962, entre le Président SENGHOR et le Président du Conseil Mamadou Dia hante le Sénégal.
Malheureusement, l’histoire ne se répète pas : " l’original d’un événement historique est une tragédie, sa copie n’est qu’une farce ". Mais cette farce dans laquelle nous conduisent les gouvernants actuels coûtent déjà très cher aux populations du Sénégal : dans le pouvoir d’achat des ménages, la cohésion sociale, les équilibres traditionnels qui fondent l’unité nationale. Les failles du bicephalisme institutionnel inspiré de la Constitution de 1960, elle-même inspirée de la Ve République française, ont ouvert un trou béant dans la République, une voie de subversion pour des forces hostiles mieux organisées.
Le scénario de cette farce historique est limpide, exprimé par le premier Ministre, Ousmane Sonko : le Président de la République, défendant la Constitution dont il a la garde et son premier Ministre, partisan convaincu du Parti-Etat se font face dans l’arène politique, c’est à dire dans la conscience des sénégalais! Deux camps politiques irréconciliables qui ont conduit, en Décembre 1962, aux actes qui ont causé à notre pays un retard de plusieurs décennies, sans compter les préjudices sociaux causés aux parlementaires et ministres des deux camps. Mamadou Dia, alors défenseur du Parti-Etat sera condamné à perpétuité avant d’être gracié par le Président SENGHOR deux décennies plus tard.
Le déséquilibre né des explorations externes et des tâtonnements internes risque de s’embraser et créer le pire. Un exemple : une Ministre a témoigné publiquement avoir détourné de leurs objectifs des fonds publics, pour "indemniser des familles de martyrs politiques".
Étant donné le moment et le contexte politiques, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le premier Ministre Ousmane Sonko ont chacun, en ce qui le concerne, le devoir et la latitude de construire leur territoire politique respectif. Condition irréfragable pour asseoir un lead populaire crédible et efficient.
Pour dénouer le chaos d’une farce politico-institutionnelle, une seule voie se dresse : celle du compromis refondateur de toutes les forces concernées pour une opération chirurgicale : la naissance historique, inédite, nécessaire, inéluctable d’un BLOC DE POUVOIR PARITAIRE et la nomination d’un gouvernement de rectification avec un cahier de charges.
POUR SÀM SUNU SÉNÉGAL
LE PRÉSIDENT
CHEIKH OMAR SALL
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Kaw Oumar Sarr