Depuis plusieurs années, la question de l’état du canal de Nguinth à Thiès-Nord divise et suscite de vives réactions parmi les populations, les autorités et les acteurs du développement.

post La récente relance des travaux de ce projet vital soulève de nombreuses interrogations : était-ce une erreur de le mettre en suspens ou fallait-il attendre plus longtemps pour agir ? La réponse pourrait bien se trouver dans la posture de ceux qui, dès 2024, ont alerté sur l’urgence de cette infrastructure.
Massamba Diop, figure de Masla Thiès, n’a pas tardé à tirer la sonnette d’alarme lorsque les travaux du canal ont été interrompus ou retardés. Son intervention, à la fois ferme et empreinte d’émotion, dénonçait la souffrance des populations de Nguinth, Kaossara, Keuri Kao, et la dégradation inquiétante de leurs conditions de vie. Dans un discours poignant, il a décrit un véritable drame humain : des familles noyées, des enfants pleurant de froid, des maisons devenues rivières, et un état d’abandon criant à l’échelle de la République.
Ce cri de détresse, relayé par Mariétou Bâ, militante engagée, souligne que l’inaction ou le retard dans la relance des travaux du canal a aggravé la situation. Pourtant, certains médias ou acteurs politiques ont condamné les propos de Massamba Diop, les qualifiant de trop alarmistes ou précipités. Cependant, il est aujourd’hui évident que ce leader avait une vision claire des enjeux et que ses avertissements étaient justifiés.
Le constat est sans appel : l’eau, qui aurait dû suivre un chemin naturel, continue de causer des dégâts, mettant en péril la vie des populations et l’intégrité de leurs habitats. La relance des travaux du canal de Nguinth, annoncée pour 2024, apparaît alors comme une réponse tardive à une problématique qui aurait dû être traitée bien plus tôt. La patience de certains, qui ont dénoncé l’immobilisme, semble aujourd’hui justifiée par la nécessité d’agir rapidement pour éviter une catastrophe humanitaire.
Il est essentiel de souligner que cette situation n’est pas simplement une question d’infrastructure, mais une question de conscience collective et de responsabilité historique. Les propos de Massamba Diop, que certains avaient critiqués, prennent aujourd’hui tout leur sens. La véritable sagesse aurait voulu que l’on écoute et que l’on agisse en amont, plutôt que de réagir dans l’urgence une fois la crise déjà engagée.
En conclusion, la relance des travaux du canal de Nguinth en 2024 peut-elle être considérée comme une victoire tardive ou comme une reconnaissance de l’urgence qu’avait soulignée Massamba Diop depuis plusieurs années ? La réponse semble évidente : oui, il aurait fallu agir plus tôt. Mais mieux vaut tard que jamais. La leçon à retenir est que la vigilance, la solidarité et l’écoute des voix des populations doivent guider nos décisions pour éviter de futures tragédies.
La mobilisation de tous, et notamment celle des leaders locaux comme Massamba Diop, est essentielle pour garantir un avenir où l’eau ne sera plus une source de destruction, mais un vecteur de développement et de dignité.

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Mariétou Bâ
Militante engagée de Masla Thiès

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