Cette marche est une mobilisation sociale autour de cette problématique des violences. Cette activité consistera à organiser un rassemblement suivi de marche sensibilisatrice sur la problématique des VGB

post Présentes dans toutes les sociétés, les violences contre les femmes peuvent être exercées dans tous les domaines de la vie : travail, couple, famille, école, rue, milieu hospitalier, transports et désignent tous les actes de violence qui entraînent, ou sont susceptibles d'entraîner pour les femmes, des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique etc. Ces violences sont considérées de nos jours, l'une des atteintes aux droits humains les plus graves et les plus répandues.
Universelles, elles sont rarement un but en soi, mais plutôt pratiquées dans le seul but de démontrer la puissance masculine sur la femme et de replacer celle-ci dans son rôle social traditionnel. Et Malheureusement, cet objectif est souvent atteint.
Dans beaucoup de sociétés, le respect des droits des femmes n'a pas toujours été une question prioritaire, au contraire, ils sont toujours relégués au second plan, dans la mesure où la femme a longtemps été considérée comme naturellement inférieure à l'homme.
Au Sénégal, on note de plus en plus la recrudescence de plusieurs types de violences, particulièrement celles domestiques, le viol, l’inceste et la pédophilie au point de susciter l’indignation et l’inquiétude des populations, des parents, des pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs qui militent pour la promotion des droits humains.
En effet, le rapport de l’étude réalisée par le GESTES (Groupe d’Etude et de Recherches Genre et Sociétés) sur la question, nous révèle que, 55% de la population majoritairement âgées entre (20 et 40ans) sont touchés. Ces VBG se retrouvent au-delà des ménages dans les milieux professionnels et les milieux de formation et d’études tels que les établissements d’enseignement qu’ils soient privés ou publics et concernent différentes formes de violences. Elles sont verbales (46,5%), physiques (27,6%), psychologiques (12,5%) et sexuelles (2,4%).
Devant cette situation qui interpelle toutes les catégories d’acteurs (décideurs communautaires, les partenaires techniques et financiers, les familles, les individus etc.), le rôle de l’Etat, au regard de ses responsabilités dans le respect, la protection et la mise en œuvre des droits de la personne humaine est fondamental.
C’est ainsi que, depuis 1959, toutes les constitutions du Sénégal ont eu à affirmer dans leurs préambules, les principes de l’attachement aux droits fondamentaux tels que définis par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948. Cette volonté de la protection des femmes est même plus explicite dans la Constitution actuelle qui dès son entame à l’alinéa 1 de l’article 1 dispose que « La République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion. Elle respecte toutes les croyances ». Cette disposition révèle une égalité de traitement entre homme et femme sans distinction valable. L’article 7 est même plus catégorique allant jusqu'à soutenir que « les hommes et les femmes sont égaux en droit ».
Ce cadre juridique bien posé est consolidé avec la ratification par le Sénégal de la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discriminations à l’Egard des Femmes (CEDEF) adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 18 Décembre 1979.
En ratifiant cette Convention, les États s'engagent à prendre des mesures pour supprimer toutes formes de discriminations à l'égard des femmes dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil. On peut également signaler, dans l’arsenal juridique visant la promotion et la protection des droits des femmes, le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux droits de la Femme en Afrique (Protocole CADHP) adopté à Maputo le 11 Juillet 2003. On a également le Protocole Facultatif à la CEDEF signé le 10 Décembre 1999.
Sur le plan opérationnel, le Sénégal a élaboré en partenariat avec certaines agences du Système des Nations Unis, dans le sillage de la mise en œuvre du 4ème Programme des Nations Unies pour l’Assistance au Développement (PNUAD), d’un Programme Conjoint de Lutte Contre les Violences Basées sur le Genre assorti d’un Plan d’Action national multisectoriel pour la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre, la promotion et la protection effective des droits humains.
Avec ce cadre juridique bien posé et sa partie opérationnelle, le Sénégal dispose certes un certains nombres d’acquis, mais la mise en œuvre peine à être effective d’où la récurrence des violations des droits des femmes au Sénégal.
Fort de ce constat, les femmes se sont mobilisées, à titre individuel ou en groupe et se sont armées pour manifester leur indignation. Désormais, elles ont une plus ample connaissance de leurs droits et devoirs et ont, pris conscience du fait qu'il n'existe pas de supériorité naturelle réservé aux hommes, et qu'elles doivent être en mesure de pouvoir jouir de leurs droits.
C’est dans cette perspective que l’Association « LA PALABRE SENEGAL » conformément à sa mission qui est de défendre les droits humains et de contribuer au développement des groupes les plus vulnérables dans la société en particulier les femmes et les enfants , compte organiser une marche pour fustiger les violences sous toutes ses formes.
I. OBJECTIF
Sensibiliser et mobiliser l’opinion contre toutes les formes de violences à l’égard des filles, des femmes et des enfants.
II. OBJECTIFS SPECIFIQUES
1. Mobiliser les populations par des prises de conscience de la gravité de la situation ;
2. Plaider pour une mise en œuvre effective par l’Etat du Sénégal de ses engagements internationaux relatifs à la question ;

3. Sensibiliser les Médias pour lutter contre la violence sous toutes ses formes, à travers leur rôle de régulateur social.

4. Sensibiliser les populations pour qu’elles collaborent étroitement avec les forces de sécurités à travers la dénonciation de ces types de violences.

5. Saluer la loi sur la criminalisation du viol

6. Exhorter les parlementaires à voter la loi sur la criminalisation du viol

III. RESULTAS ATTENDUS
1. Les populations ont pris conscience de la gravité de la situation,
2. L’Etat du Sénégal s’engage à prendre des mesures pour rendre effectif ses engagements souscrits sur le plan international,
3. Les médias sont sensibilisés et s’engagent dans la lutter contre les VBG, et dans la protection des victimes,
4. Les populations sont sensibilisées en s’engagent à dénoncer les cas de violations basées sur le genre.

IV. DATE ET LIEU
Ce rassemblement suivi de marche aura lieu le 13 juillet à 9 h sur la Place Mamadou DIA jusqu’à la préfecture de Thies.
Vi. METHODOLOGIE
 Cette marche est une mobilisation sociale autour de cette problématique des violences. Cette activité consistera à organiser un rassemblement suivi de marche sensibilisatrice sur la problématique des VGB .Beaucoup de messages seront lancés durant cette activité qui aura comme point départ la Place Mamadou DIA et mènera aux locaux de la préfecture de Thiès. Elle réunira les femmes des associations féminines de Thiès, les représentants des OCB, d’élèves. proches de victimes etc. …………..

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Cette marche est une mobilisation sociale autour de cette problématique des violences. Cette activité consistera à organiser un rassemblement suivi de marche sensibilisatrice sur la problématique

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