Les journées de la presse organisées le 14 décembre 203 à Thiès ont été un véritable succès pour les acteurs de la cité du rail.

Après le lancement officiel des journées par le gouverneur Oumar Mamadou Baldé, le programme a continué par une formation des journalistes par d'éminents confrères du pays. Ce fut une tribune pour se gaver des connaissances des anciens de la presse qui font partie des leviers du métier depuis des décennies. Le modérateur M. Mbaye Samb du quotidien l'As, nous fait un petit récit en ces termes: "Membres imminents de la communauté de la presse, Messieurs les consultants, Chers frères et sœurs journaliste évoluant dans la région de Thiès, je voudrais tout d'abord vous adresser mes chaleureuses salutations. Et vous souhaitez la sincère bienvenue ! Je voudrais en guise d'introduction, raconter de petites histoires ! Parce qu'avec mon quart de siècle d'exercice de ce métier, j'ai eu la chance de couvrir 4 élections présidentielles. L'écosystème de l'information n'était pas ce qu'il est aujourd'hui. Il n' y avait en vérité que la presse du papier. Et dans une moindre mesure la télévision. Ce secteur n'est notamment pas aussi développé. À l'époque Doyen, c'était le bifteck. Nous, c'était l'envoi par fax. Je vais vous raconter une anecdote. En pleine campagne de l'élection présidentielle de 2000, le domicile de feu Nguirane Ndiaye a été incendié. Ce jour-là, pour avoir une photo pour le papier du Populaire qui devait paraître le lendemain, j'étais le correspondant, il fallait que je m'attache les services d'un photographe. Il va développer les photos. Je vais à la Gare routière. Je paye le billet de transport pour la photo. C'est dire que l'écosystème a totalement changé. Mes chers confrères. Pour poursuivre avant de revenir sur ça, j'ai couvert les élections de 2000, de 2007, de 2012 et de 2019. Qui se sont déroulées comme vous le savez dans des contextes de violence. C'était presque de la même manière. En 2000 par exemple, des slogans porteurs de charme de violence. Comme par exemple Sopi ou la mort. Et c'est presque dans des clichés analogues que toutes les autres élections présidentielles se sont déroulées. Fort heureusement, le peuple sénégalais est politiquement mûr et déterminé sans aucune forme de violence quand il s'agit d'exprimer son choix électoral. C'est pire ! Une élection présidentielle n'est pas comme les autres même si toutes les élections sont très importantes car il s'agit de choisir l'homme devant hériter des reines du pays. Ce climat de violence ambiante qui plane de la phase déterminante du processus électoral appelle à un comportement responsable des acteurs des médias. C'est d'ailleurs toute l'importance de la posture patriotique de l'association de la presse locale de Thiès qui a initié et qui ambitionne qu'un appel retentisse à partir de Thiès pour aller vers des élections apaisées".

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Ce climat de violence ambiante qui plane de la phase déterminante du processus électoral appelle à un comportement responsable des acteurs des médias.

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