La journée internationale de la presse a été célébrée ce 3 Mai à Thiès. Une occasion pour ses composantes (techniciens, reporters, animateurs, chauffeurs) de se retrouver chez le gouverneur de la région de Thiès Mouhamadou Moustapha Ndao, pour lui remettre leur mémorandum.

Un moment fort de communion avec les acteurs venus des départements de Tivaouane, Mbour et de Thiès. Babacar Ndaw de la radio Sud Fm dira la fierté de ses confrères dans l’exercice de leur métier. « Malgré tout, nous restons toujours confrontés aux difficultés sur le terrain et dans les rédactions. Il est grand temps pour les acteurs étatiques de prendre des mesures idoines pour nous tirer d'affaires ». Prenant exemple sur l’affaire « Adji Sarr-Ousmane Sonko », Babacar Ndaw dira que des journalistes ont été bousculés dans l'exercice de leur fonction. « Mais cette forte mobilisation des hommes de médias montre encore une fois notre détermination pour l'assainissement du milieu », a-t-il expliqué.

Pour le correspondant d'I-Radio à Thiès Alexandre Isidor Séne , « la Convention des journalistes n'est même pas appliquée par les patrons de presse, alors que nous devons percevoir un minimum de 226 mille Fcfa. Cette situation plonge les guerriers de l'information et de la communication dans la précarité et que par conséquent, l'Etat doit prendre sa responsabilité pour la consolidation des acquis démocratiques de notre pays et que le journaliste puisse faire son travail dans les règles d'éthique et de déontologie. Récemment avec les émeutes nous avons même assisté à tes télévisions dont le signal a été coupé, ce que nous trouvons anormal », a-t-il dit. Devant le portail de la gouvernance, les hommes de médias ont fait une belle mobilisation en scandant des slogans du genre « la presse est en danger dafa doy ».

C'est dans cette ambiance que la présidente de l'antenne régionale de la Convention des jeunes reporters a lu le mémorandum devant le chef de l'exécutif régional Mouhamadou Moustapha Ndaw, Marième Coly a mis l'accent sur les conditions des journalistes. « Il est temps de mettre fin aux stages de certains journalistes qui sont dans les rédactions pendant des années sans un contrat de travail. Il est temps aussi d'assainir ce beau secteur. Nous travaillons de jour comme de nuit à informer, sensibiliser et à alerter ». Pour la présidente de l'association de la presse locale, Khady Youm, ses confrères sont fatigués « et que partant, l'Etat doit mettre l'accent sur les nouvelles mesures du Code de la presse. Quand on sait que le travail de journaliste devient de plus en plus difficile à cause d'un mauvais traitement des confrères ».

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