Thiès-Sargal : Médina Fall a célébré son fils, le Secrétaire Technique du Comité National de Suivi du Contenu Local Mor Ndiaye Mbaye.
Dans une grande ambiance, l'enfant de Médina Fall, M. Mor Ndiaye Mbaye, a reçu les honneurs de la communauté à travers le conseil de quartier. La cérémonie s'est déroulée dans une forte mobilisation sociale composée des groupements de développement féminin, des agents de santé communautaires, des acteurs de l'école, des associations sportives et ainsi que des communicateurs traditionnels de la localité.
Médina Fall, fondé en 1951, fait partie des plus grands quartiers du Sénégal avec plus de 70 000 habitants. Pour le Secrétaire général du Conseil de quartier, M. Bada Niang, « c'est la première fois qu'une cérémonie d'honneur est organisée à l'attention d'un fils du quartier. Parce qu'il a beaucoup contribué depuis des décennies pour le quartier dans tous les secteurs : santé, éducation, énergies, eau, sport, etc… Pour vous dire que nous avons jugé utile en ce début d'année d'organiser une cérémonie pour lui rendre hommage et inciter les autres fils de la localité à imiter ses actions pour le bien de la communauté ».
Prenant la parole, le Secrétaire Technique du Comité National de Suivi du Contenu Local n'a pas trouvé les mots pour remercier les organisateurs. « Pour moi, toutes les actions que j'ai menées dans ce quartier chargé d'histoire sont un devoir », a-t-il lancé. Il a en outre dit : « Nous avons la commune qui est aussi un pouvoir de l'État qui a été décentralisé. Mais, nous avons aussi la communauté, les populations et parmi elles nous-mêmes qui sommes des produits de cette communauté-là à qui nous devons tout ce que nous avons. Donc, nous devons nous organiser. Je pense que nous devons de manière androgène nous organiser pour traverser les problèmes auxquels nous sommes confrontés pour commencer des débuts de solutions ».
Et Mor Ndiaye Mbaye d’ajouter : « Et apprenez que l'État a appelé les communes à venir nous accompagner parce que c'est la bonne stratégie. L'éducation de manière générale est vraiment un problème crucial. Nous manquons aujourd'hui de l'espace pour construire des infrastructures éducatives et ça, c'est la responsabilité de tous. Il faut user d'ingéniosité pour créer de l'espace et donc construire des infrastructures. Et les premières infrastructures, à mon avis, ce sont les infrastructures éducatives. C'est pourquoi on a commencé la reconstruction aujourd'hui de l'école primaire. Ce que j'ai fréquenté dans mon enfance pour moi est une priorité. Ma priorité, c'est de voir comment, n'ayant pas d'espace aujourd'hui au sol, essayer de monter en hauteur et donc de faire des classes supplémentaires pour accueillir la forte demande de scolarisation. Parce qu'aujourd'hui, c'est un quartier où habitent plus de 70 000 âmes. C'est l'équivalent d’une ville ou de certaines communes. C'est l'éducation, la santé également. Moi, je me bats depuis plusieurs années pour au moins l'érection d'un de nos postes de santé en centre de santé. À un moment donné en 2018, j'étais parvenu à le faire inscrire dans le programme d'investissement du Ministère de la Santé. Malheureusement, ça n'a pas pu se faire. C'est un chantier sur lequel nous devons travailler pour disposer au moins qu’au sein du quartier, il y ait un centre de santé ».
Le Secrétaire Technique du Comité National de Suivi du Contenu Local a évoqué aussi d’autres secteurs importants, selon lui. « Naturellement, il y a les routes. Il y a l'assainissement, il y a la sécurité qui sont autant de problèmes », a-t-il fait savoir. Il a aussi profité de la tribune pour parler du Contenu Local, en ces termes : « De manière générale, nous avons la chance d'avoir des fils de Médina Fall sur la première plateforme pétrolière de ce pays qui est venu forer les puits pour la production du pétrole de Saint-Louis et aujourd'hui, quand j'entends leur employeur, je suis très fier parce qu'ils sont très satisfaits de ces jeunes qui ont pu bénéficier à l'époque en 2016 d'une formation que je leur avais offerte. Et croyez-moi, ce n'est pas une chose compliquée. C'est des formations extrêmement pointues. Le prérequis pour ces formations là c'était le niveau Baccalauréat. La plupart avait juste le niveau du bac ou était à l'université dans un temps de formation. Ils ont pu donc bénéficier de cette formation qu'on leur avait offerte et plus tard en 2021 pour commencer réellement la production, ça, c'est sans dommage à Saint-Louis. Nous avons aussi le projet GTA que nous partageons avec la Mauritanie. Je suis rentré de Mauritanie il y a 48 heures. Comme toujours, les commissions consultatives réfléchissent sur ce projet-là et les difficultés qu'il y a et les stratégies pour avancer. Pour régler les besoins en électricité du pays également, nous pensons finaliser en 2024. À la fin de l'année, nous allons avoir la décision d'investissement pour commencer les travaux et surtout des perspectives qui se dessinent pour la jeunesse. Et je pense qu'aujourd'hui, elle n'a plus le droit de prendre la mer ou d'aller à l'aventure. Ce qu'il faut faire, c'est rester dans ce pays, se rapprocher de nous pour des formations. Aujourd'hui, ce sont les Européens et les Américains et d'autres qui courent et qui viennent au Sénégal et qui se battent pour trouver de la place.
Médina Fall, fondé en 1951, fait partie des plus grands quartiers du Sénégal avec plus de 70 000 habitants.
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Kaw Oumar Sarr