Culture-littérature : L’écrivain Cheikh Djibril Kane lance un brulot intitulé '' L'arbre à palabres : Débats d'Afrique et d'ailleurs "

Ce mardi 2 6 février 2024, la salle de conférence du Lycée Amary Ndack Seck a abrité la cérémonie de dédicace. Une occasion pour les écrivains et les professeurs de littérature de se retrouver pour une conférence littéraire.

La plume du jour était visiblement très émue devant l’assistance et par les souvenirs qui se bousculaient dans sa tête. « Je m'appelle Cheikh Djibril Kane, je suis natif de Thiès. Je vis en Allemagne depuis 20 ans. J'ai fait mes humanités à l'école primaire Germaine le Golf, après au CEM Ousmane Ngom, après au lycée Malick Sy, à l'université de Dakar puis en Allemagne depuis 20 ans. Aujourd'hui, j'ai un sentiment de fierté absolue. Voilà, parce que comme dit l'adage : « Quand on écrit, on s'ouvre au monde ». Et pour moi, ce fut une occasion, une belle occasion de revoir tout ce beau monde. Là, les élèves qui m'ont rappelé mon passé à l'école, ce beau cadre qu’est le lycée Amary Ndack Seck que je n’avais pas connu et que je viens de découvrir, un lieu ou un haut lieu de savoir. Ma famille personnelle, mes amis qui sont venus, aussi les élèves, le corps professoral, des amis qui sont venus de Dakar pour partager avec moi ce moment historique ».

La présence de son marabout, Serigne Mbacké Fall, a beaucoup touché Cheikh Djibril Kane tout comme celle de ses amis qui sont aussi venus de Touba. Pour la presse, a-t-il dit, « j'ai un sentiment de fierté absolue également ».

Parlant de la présence des écrivains qui ont décortiqué son œuvre, il soutient : « C’est une impression de satisfaction totale. Parce que comme j'ai dit tantôt que quand on écrit, on s'ouvre, on s'expose au monde. Le livre, désormais, appartient au monde, appartient à l'histoire. C'est-à-dire à la critique ouverte et je m'expose et c'est une partie de moi même que j'ai voulu dévoiler.

« A propos de Serigne Mbacké Fall, nous avons grandi à l’ombre son père, le premier khalife de Mame Cheikh Ibrahima Fall. Il nous a tout donné. Il a été le premier à nous inspirer par rapport au savoir par rapport à son amour. Pour la connaissance, il est le premier dans la famille à sortir faire des études. Il a été quelque part l'inspirateur et pour moi ma façon d'immortaliser ces liens, ce que j'aime, c'est-à-dire de les poser sur du papier. Je prends en quelque sorte la responsabilité de les faire figurer dans l'histoire éternelle de notre culture », a-t-il révélé.

Revenant sur les paragraphes dédiés à l'Allemagne, il se dit très pessimiste : « Chaque citoyen, chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais a son modèle d'inspiration. Il y en a qui prennent la France comme modèle. D'autres parlent des États-Unis, d'autres parlent de la Chine et du Japon ».

Et d’expliquer : « Pour ma part, mon modèle absolu est l'incarnation de ce que devrait être le Sénégal de l'avenir c'est-à-dire de s'inspirer du modèle allemand. Apprendre tout ce qui est en Allemagne parce que nous ne sommes pas des Allemands mais s’inspirer quand même de leurs exploits industriels par rapport à la fabrication des matériels qui font les voitures, à leur méthode de travail, à leur façon aussi de se valoriser davantage et apprendre surtout de leur courage parce qu’entre la perte de la Deuxième guerre mondiale et celle de la Première Guerre mondiale, la guerre d'avant a fait que l'Allemagne est devenue un pays vraiment humble. Il y a beaucoup d'humilité qui me tient à cœur chez les Allemands et c'est de cette humilité là que moi j’ai envie que les Sénégalais en quelque sorte s'inspirent en restant des gens déterminés ».

L’actualité politique sénégalaise s’est invitée dans les propos de Cheikh Djibril Kane. Il est d’avis que l'élection du nouveau Président de la République du Sénégal Bassirou Diomaye Diakhar Faye « est un espoir ». Et là, l’écrivain ne manque pas d’arguments. « Naturellement parce que Bassirou est né en 80 donc je suis son aîné d'un an, mais ce qui m'inspire par rapport à son élection, c'est la jeunesse. Moi, je crois à la jeunesse, je ne suis pas fataliste. J'ai toujours cru à la jeunesse africaine, à la jeunesse particulièrement sénégalaise. Et ma référence, mon maître absolu Cheikh Anta Diop a dédié la préface de son livre « Nations Négres et Culture » écrit en 1954 à la jeunesse africaine plus les jeunes qui auront la chance de lire cet ouvrage-là. Ils pourront avoir des repères ».

Et de poursuivre : « Pour moi, c'est l'inspiration qui fait en quelque sorte que les Sénégalais particulièrement la jeunesse aiment la personne de Diomaye. C'est un fils du terroir qui vient de gagner mais en même temps qui a quitté sa Commune Ndiaganiao, après de études brillantes, pour aller à Dakar faire ses études universitaires. Il est aussi un fonctionnaire de l'Etat du Sénégal depuis 17 ans. Il devient ainsi le nouveau locataire du palais de la République. Ceci est la volonté divine et nous lui souhaitons une bonne chance pour une gestion sobre et vertueuse. Il aura la tâche de lutter contre les injustices, la corruption mais également de réconcilier les Sénégalais avec les religieux et les Forces de défense et de sécurité ».

post

La plume du jour était visiblement très émue devant l’assistance et par les souvenirs qui se bousculaient dans sa tête. « Je m'appelle Cheikh Djibril Kane, je suis natif de Thiès. Je vis en Allemagne

La plume du jour était visiblement très émue devant l’assistance et par les souvenirs qui se bousculaient dans sa tête. « Je m'appelle Cheikh Djibril Kane, je suis natif de Thiès. Je vis en Allemagne depuis 20 ans. J'ai fait mes humanités à l'école primaire Germaine le Golf, après au CEM Ousmane Ngom, après au lycée Malick Sy, à l'université de Dakar puis en Allemagne depuis 20 ans.