Un conflit de grande ampleur secoue le quartier de Diakhao (Thiès-Nord) suite au décès de leur patriarche, laissant derrière lui une fortune importante et une famille nombreuse.
La famille Konaté, connue pour sa longue lignée, se trouve aujourd’hui au cœur d’une dispute qui risque de diviser définitivement ses membres. L’aîné des frères, Daouda Konaté, a récemment pris la parole lors d’une réunion au sein du quartier. Il a confié que leur défunt père lui aurait vendu la moitié de la maison familiale pour la somme modique de 3 millions de FCFA, laissant entendre qu’il espérait ainsi préserver l’unité familiale. Cependant, devant l’imam du quartier, en janvier 2024, Daouda a annoncé son intention d’organiser la succession en collaboration avec deux notables locaux. Selon lui, la superficie de la maison justifie une vente et une division du patrimoine pour éviter des dissensions. Les autres frères et sœurs étaient alors dans l’attente de solutions pacifiques. Mais leur étonnement fut total lorsqu’en janvier 2026, Daouda a pris une décision radicale. En effet, le jeudi 8 janvier, il a envoyé une délégation de plus de dix conducteur de moto Jakarta, venus en véhicules lourdement armés, pour défoncer les chambres de la maison et saccager les biens. Selon nos sources, les hommes de Daouda ont déclaré être venus accompagnés d’un huissier pour procéder à leur expulsion, affirmant que Daouda comptait récupérer la propriété. Ce déchaînement de violence a été immédiatement porté devant les autorités judiciaires de la ville, où une enquête a été ouverte. La famille Konaté se trouve aujourd’hui face à un casse-tête juridique et moral, tandis que le quartier de Diakhao observe avec inquiétude l’évolution de cette affaire qui met en péril la cohésion d’une famille autrefois unie.
Ce conflit témoigne, une fois de plus, des tensions qui peuvent naître de la gestion du patrimoine familial en l’absence d’accord clair et équitable.
La justice devra faire toute la lumière sur cette affaire, afin de préserver la paix et l’unité familiale autant que possible.
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Kaw Oumar Sarr