« Bougouma dèh Ndakarou » (je ne veux pas mourir à Dakar !)

post Le cousin Leyti entra dans le salon où se trouvait son parent du Djolof, bien allongé dans le canapé, un gros cure-dent dans la bouche, les yeux rivés au plafond. « Waw Ngzgne, as-tu écouté les informations ? « Non, mba diame la ? » (Qu’y a-t-il ? C’est pas garawe au moins ! ». « On vient d’annoncer 102 décès du Coronavirus ce samedi… », lui dit Leyti. Tel un lapin qui détale en entendant un coup de feu, Ngagne se retrouva sur ses deux jambes, les yeux hagards. « Mais qui est ce wiris que tout le monde craint ? Est-il gros comme un lion ou un autre animal ? ».

« On ne peut même pas le voir à l’œil nu », rétorque son hôte. Ngagne se rassit, médita longtemps avant de lui demander son téléphone portable. « Allô ! Allô ! Allô ». aucune réponse au bout du fil. « Qui appelles-tu ? », lui demande Leyti. Furieux, Ngagne, lui signifia qu’il n’était pas le seul parent qu’il possède dans la capitale. « Je sonne Tické car elle au moins, elle a un grand cœur, mais personne ne décroche ». Son cousin hésita longtemps avant de lui dire que le ministre en question est en mission à l’extérieur. « Fais tout pour la joindre sinon je vais mourir à Dakat et je ne veux pas, gawal » (dépêche-toi) « Mayma Parmacétamol » (Paracétamol).

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« Bougouma dèh Ndakarou » (je ne veux pas mourir à Dakar !)

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